Choisir sa niche, c'est un des plus gros blocages quand tu te lances en profit scaling. Quelle industrie viser ? Quel problème régler ? Dans cet article, je classe 12 niches de S (la meilleure) à F (la pire) selon ce que j'ai vu en lançant ma propre entreprise et en accompagnant les clients de Scaling Profits.
En bref : si tu débutes, vise des niches où chaque client vaut beaucoup d'argent, où les propriétaires sont faciles à joindre et où le marketing est encore « papier-crayon ». La construction, le CVAC et les panneaux solaires cochent toutes ces cases.
Le classement final des niches
| Rang | Niche | En une phrase |
|---|---|---|
| S | Construction | Gros budgets, demande constante, un seul projet rentabilise ton service |
| A | CVAC (HVAC) | Gros tickets, propriétaires ambitieux, marketing encore faible |
| A | Panneaux solaires | Gros tickets, subventions, forte demande |
| A | Cliniques médico-esthétiques | Grosse valeur client et résultats rapides, mais il faut être excellent |
| B | Immobilier | Commissions élevées, mais marché saturé et vente lente |
| C | Avocats | Très payant, mais long à vendre et difficile à joindre |
| D | Garages et esthétique auto | Résultats mesurables, mais saisonnier et local |
| E | E-commerce | Facile à mesurer, mais marges faibles et clients instables |
| F | Entraîneurs et gyms | Pas de budget, peu structurés, fort roulement |
| F | Formations et coaching en ligne | Déjà très bons en marketing |
| F | Restaurants | Marges faibles, propriétaires difficiles à joindre |
| F | Barbiers | Pas assez de revenus pour te payer |
Comment je juge une niche : les 3 critères
Avant d'entrer dans le détail, voici ce qui fait une bonne niche selon moi :
- Elle est en croissance. Tu ne manqueras jamais de clients potentiels.
- Elle a les moyens de te payer. Chaque client que tu apportes doit valoir beaucoup plus que ce que tu factures.
- Les propriétaires sont faciles à joindre. Pas de réceptionniste ni d'équipe marketing entre toi et le décideur.
Et surtout : il n'y a pas vraiment de mauvaises niches, il y a surtout un manque de connaissance de sa niche. Peu importe ton choix, apprends ton marché à fond.
Niveau S : la construction
C'est la niche par laquelle j'ai commencé, et c'est celle que je recommande à un débutant.
Pourquoi c'est la meilleure :
- Gros budgets : les entreprises de construction ont de l'argent.
- Demande constante : de nouvelles entreprises se lancent chaque semaine.
- Des propriétaires faciles à trouver et à contacter directement.
- Un excellent retour sur investissement : si un client te paie 2 000 à 3 000 $ par mois, un seul projet décroché couvre largement ta facture. Tu n'as pas besoin de promettre la lune : 1 à 5 nouveaux projets suffisent.
- Un marketing peu numérique : beaucoup de ces entreprises fonctionnent encore au papier-crayon. Les faire passer au numérique, c'est une énorme occasion.
Les points d'attention :
- La saisonnalité : plusieurs métiers ralentissent l'hiver. Cible les entreprises qui travaillent à l'année.
- Un milieu « old school » : même les jeunes entrepreneurs le sont. Pour conclure une vente, tu dois parler leur langage. Pas besoin de connaître toutes les essences de bois, mais tu dois comprendre leurs projets et leurs clients.
Niveau A : le CVAC (chauffage, ventilation, climatisation)
Le CVAC (HVAC en anglais) est une excellente niche pour débuter.
Les forces :
- Des contrats de grande valeur : un seul client apporté rentabilise ton service.
- Des propriétaires ambitieux qui veulent grandir et agrandir leur territoire.
- Un besoin constant de clients : c'est rare qu'une entreprise de CVAC te dise qu'elle en a assez.
- Peu de vraie concurrence : les équipes marketing internes sont souvent faibles, donc tu peux facilement prendre leur place.
- Des subventions qui facilitent la vente pour leurs clients (et donc tes publicités).
Les points d'attention :
- Une certaine saisonnalité, selon le type d'entreprise.
- Comme en construction, un milieu traditionnel : arrive préparé à tes appels de vente.
- Un gros volume de demandes à gérer. En plus des publicités Facebook, installe-leur un CRM (comme GoHighLevel) pour classer les prospects : nouveaux, chauds, froids, à rappeler, soumissions incomplètes. La valeur ajoutée est énorme pour une équipe qui fonctionne encore au papier-crayon.
Niveau A : les panneaux solaires
Les forces :
- Des projets de grande valeur, donc un rendement très élevé pour ton client.
- Une demande en forte hausse avec la transition écologique.
- Des subventions gouvernementales qui aident les acheteurs à se financer. Tu peux les mettre de l'avant dans tes publicités pour attirer plus de demandes d'information.
Le point d'attention : c'est compétitif. Beaucoup d'agences, de profit scalers et de nouvelles entreprises solaires se lancent dans ce marché.
Niveau A : les cliniques médico-esthétiques
Une très bonne niche, mais il faut que tu deviennes excellent pour vraiment réussir.
Les forces :
- Des marges élevées pour les cliniques.
- Une grande valeur à vie par client (LTV) : les clientes reviennent chaque semaine, chaque mois ou chaque trimestre.
- Des résultats rapides : une cliente peut voir une publicité et prendre rendez-vous deux jours plus tard.
- L'image de marque est essentielle : si tu peux offrir un univers de marque complet et soigné, c'est un argument de vente fort.
Les points d'attention :
- La concurrence augmente : beaucoup de gens ont compris que c'est une bonne niche.
- Il faut connaître les soins offerts avant même de faire un appel de vente.
- Les attentes sont élevées : les propriétaires sont fières de leur clinique. Si tu n'apportes pas le nombre de prospects promis, tu ne seras pas payé le mois suivant.
Niveau B : l'immobilier
Les forces :
- Des commissions élevées : chaque client apporté à un courtier vaut beaucoup.
- Un marché énorme : de nouveaux courtiers arrivent constamment.
- Un besoin continu de prospects : un client vendeur ou acheteur ne rapporte qu'une fois, donc le courtier doit toujours en trouver d'autres.
- Une offre simple à comprendre : tu apportes des acheteurs ou des vendeurs potentiels, par exemple avec de la vidéo et des publicités Facebook.
Les points d'attention :
- Un marché saturé : les courtiers ont entendu ton discours de vente des dizaines de fois.
- Des courtiers parfois peu sérieux qui ne rappellent pas les prospects que tu leur apportes.
- Un rendement lent : entre la demande et la transaction, il peut se passer des semaines ou des mois.
Ma stratégie pour se démarquer : viser le haut de gamme. Mathys, un client, fait de la vidéo pour des propriétés de luxe (grands chalets, grandes maisons) plutôt que de la vidéo immobilière classique. Il travaille avec les meilleurs courtiers, ses prix sont élevés et il a vendu pour 10 000 $ en une seule journée. Il y a beaucoup plus de concurrence au bas du marché qu'au haut du marché.
Niveau C : les avocats
Les forces : les cabinets ont de l'argent et chaque client vaut beaucoup pour eux.
Pourquoi je la déconseille aux débutants :
- Des clients très exigeants, c'est la nature même de leur travail.
- Difficile de conclure une vente sans expérience ni connaissance du domaine.
- Un rendement lent : le parcours d'un client potentiel est beaucoup plus long qu'en clinique esthétique.
- Des décideurs difficiles à joindre : tu tombes souvent sur une réceptionniste qui filtre les appels. C'est long et décourageant.
Niveau D : les garages et l'esthétique automobile
Ce n'est pas une mauvaise niche : David, un de nos clients, fait 50 000 $ par mois avec son agence pour des garages d'esthétique automobile (son témoignage est sur ma chaîne YouTube).
Les forces : des résultats mesurables, des propriétaires faciles à joindre et à trouver dans ta ville.
Les points d'attention :
- La saisonnalité : au Québec, peu de gens font laver leur voiture l'hiver. Prévois cette baisse dans ton offre.
- Des petits montants par client (sauf pour le wrapping) : il faut un gros volume.
- Un marché uniquement local : les publicités ne peuvent viser que la région du garage, ce qui limite la croissance. Il faut une offre vraiment attirante pour générer du volume.
Niveau E : l'e-commerce
Les forces :
- Tu peux faire croître une marque rapidement avec les publicités Facebook.
- Un démarrage rapide : tu peux commencer ton service le lendemain.
- Des résultats très mesurables grâce à Shopify et au gestionnaire de publicités de Meta.
Pourquoi je le déconseille aux débutants :
- La rentabilité est difficile à mesurer : livraison, coût des produits, remboursements, équipe… il y a beaucoup de variables.
- Des marges faibles (souvent autour de 10 %) : générer 100 000 $ de ventes ne te permet pas de facturer 10 000 $.
- Des clients instables : sans nouveaux produits ni nouveaux angles marketing de leur côté, tes résultats s'essoufflent, surtout si ton mandat se limite aux publicités.
Si tu perces ce marché, par contre, le bouche-à-oreille entre propriétaires de marques peut te faire connaître rapidement.
Niveau F : les niches à éviter
Entraîneurs personnels et gyms
C'est la niche « piège » : elle semble bonne, surtout si tu t'entraînes et que tu connais des coachs. En réalité :
- Aucun budget : ils facturent souvent 200 à 300 $ par mois par client.
- Une promesse limitée : un entraîneur ne peut pas absorber 200 nouveaux clients.
- Peu de structure d'entreprise : peu de données, peu de suivi.
- Un fort taux d'abandon chez leurs clients, donc des revenus en dents de scie.
Formations et coaching en ligne
Je connais bien ce milieu : c'est le mien avec Scaling Profits. Les créateurs de formations rentables sont déjà très bons en marketing ou ont une équipe pour le faire. Un débutant n'a presque rien à leur apporter, et ils verront rapidement ton manque d'expérience. Vise un marché beaucoup moins avancé.
Restaurants
Mon tout premier client, il y a près de quatre ans, était un restaurant qui me payait 350 $ par mois. Oui, ils ont besoin de beaucoup de clients, mais leurs marges sont faibles, les grands restaurants ont déjà une équipe marketing, et tu tombes souvent sur un employé plutôt que sur le propriétaire.
Barbiers
Une coupe à 25 ou 35 $ ne permet pas de te payer 3 000 $ par mois. À long terme, tu ne veux pas 80 petits clients : tu veux quelques clients qui paient cher.
Une exception pour ces niches : si un ami ou une connaissance te demande de l'aide pour son restaurant ou son salon, vas-y. Mais n'en fais pas ta niche principale.
FAQ : choisir sa niche en profit scaling
Quelle est la meilleure niche pour débuter en profit scaling ?
Selon Yan Deschênes, la construction. Les budgets sont élevés, la demande est constante et un seul projet décroché rentabilise ton service.
Quelles niches éviter quand on débute ?
Les entraîneurs et gyms, les formations en ligne, les restaurants et les barbiers : leur budget est trop faible ou leur marketing est déjà trop avancé.
Faut-il connaître sa niche pour vendre ?
Oui. Dans les niches traditionnelles comme la construction ou le CVAC, tu dois parler le langage de ton client pour conclure une vente.
Comment se démarquer dans une niche saturée comme l'immobilier ?
En visant le haut de gamme : moins de concurrence, des prix plus élevés et de meilleurs clients.
Prêt à atteindre 9 000 $ par mois ?
Si tu débutes, ou si tu as déjà un ou deux clients et que tu veux atteindre 9 000 $ par mois en profit scaling, écris-moi sur Instagram (@cozyyan) ou réserve un appel avec l'équipe de Scaling Profits.
Tu ne sais pas encore ce qu'est le profit scaling ? Regarde ma vidéo complète de 30 minutes qui explique tout, de A à Z, jusqu'à la signature de ton premier client : La meilleure business en ligne à lancer pour débutant en 2026.